La tour de Termes, située entre Plaisance et Riscle, surplombe la riche vallée de l’Adour et de son affluent l’Arros, le pays de la rivière-basse, les dernières lignes des côteaux de l’Armagnac et du Vic-Bilh, faisant face aux Pyrénées.

Le nom de Termes d’Armagnac apparaît pour la première fois le 13 juillet 1309 lorsque le comte d’Armagnac, Bernard III, charge Jean d’Armagnac Termes de planter le pal symbolisant la protection comtale au centre de la nouvelle bastide de Plaisance.

Auparavant, dès le XIème siècle (du bas Moyen-Age), une importante double motte castrale est édifiée à l’est de l’actuelle agglomération, au lieu-dit Monterran. La tour de bois jouxte la chapelle Saint-Barthélémy située sur une seconde motte. Cette dernière à été détruite à la Révolution et son statut d’église paroissiale laisse à penser qu’il y existait un bourg primitif.

Si les détails en sont encore peu connus, de rares témoignages archéologiques militent pour l’ancienneté de l’occupation humaine sur ce site de confluence depuis la préhistoire. Ces vestiges deviennent plus évidents dans toute la région avec l’époque romaine.

La masse de 36 m de haut de la tour de Termes, au pied de laquelle se situe le village actuel, constitue l’un des plus remarquables exemples de l’architecture militaire gasconne de la fin du XIIIème siècle, début du XIVème siècle.

A l’origine ce fut un château aux dimensions exceptionnelles, qui fut construit. Il ne reste plus que la tour maîtresse.
Elle comporte 6 niveaux desservis par un escalier à vis de 150 marches.

L’histoire du château de Termes est dominée par la personnalité d’un hôte prestigieux, Thibault de Termes, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, fis de Jean IV d’Armagnac-Termes.

Né en 1405, Thibault part très jeune rejoindre les partisans du roi Charles VII.

Le 28 octobre 1422, il entre dans Orléans assiégé par les anglais et y rencontre Jeanne d’Arc. Impressionné par la jeune fille, sa foi, sa simplicité et sa vaillance qui valait celle du capitaine le plus expérimenté, il l’accompagne à Beaugency, Patay, Troyes et jusqu’au sacre de Reims. Il lui sera fidèle jusqu’à la fin (1431) et témoignera en 1453 à son procès en réhabilitation.

A sa mort il occupait la charge importante de Grand Bailli de Chartres et du Pays Chartrain.

Le château reste dans la famille des Armagnac-Termes jusqu’à la révolution française. C’est alors qu’il est vendu comme bien national et passera entre les mains de plusieurs propriétaire jusqu’en 1960 où il sera acheté par la commune.

Dès lors le bâtiment est classé monument historique et la commune entame sa restauration, laissant le soin aux associations d’assurer l’animation du site. Cette action est continue depuis lors.

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